Les huiles végétales

Les huiles végétales sont composées essentiellement d’acides gras. Chimiquement il en existe de deux types : « saturés » ou « insaturés ». Ce sont les acides gras « insaturés » qui confèrent aux huiles végétales leurs propriétés nourrissante, adoucissante, protectrice, anti-âge…
Certains acides gras sont plus fragiles que d’autres. Sous certaines conditions ils se dégradent et l’huile végétale perd ces propriétés.
Parmi les principales sources de dégradation, on relève :
– l’oxydation
– la dégradation par la chaleur : hydrogénation (au-delà de 180 °C),
– la lipolyse : dégradation des acides gras en présence d’enzyme (lipase…)
Nous nous intéressons ici au phénomène d’oxydation qui est le phénomène le plus fréquemment rencontré pour un usage cosmétique des huiles végétales.
Le potentiel oxydatif d’une huile végétale et d’un beurre dépend de la nature et de la concentration des acides gras le ou la composant.
De manière générale, plus l’acide gras possède de doubles liaisons plus sa vitesse d’oxydation est élevée. L’oxydation des acides gras entraine leur transformation en molécules qui peuvent s’avérer toxiques pour l’organisme.
En pratique, ce phénomène d’oxydation est facilement repérable car il est responsable d’un changement d’aspect de l’huile végétale  (odeur de rance, changement de couleur).
Certains facteurs accélèrent cette oxydation mais ne sont pas des éléments nécessaires et suffisants à déclencher le phénomène d’oxydation : l’oxygène, la lumière (UV), le contact avec des métaux pro-oxydants (Fer ou Cuivre : Attention au conditionnant !), la présence de pigments comme la chlorophylle, la présence d’enzymes (lipases…), et aussi et surtout la chaleur qui va agir comme un catalyseur sur ces réactions. C’est-à-dire qu’elle va accélérer les réactions chimiques. D’autres facteurs vont ralentir ce phénomène, notamment l’apport ou la richesse naturelle de l’huile en vitamine E.
Les acides gras saturés (sans doubles liaisons sur leur chaine carbonée). Exemple: l’acide stéarique
Les acides gras mono insaturés (avec une seule double liaison) Exemple : l’acide oléique
Les acides gras poly-insaturés (avec plusieurs doubles liaison). Exemple : l’acide linoléique (2 doubles liaisons)
Exemple : L’acide linolénique (avec 3 doubles liaisons

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