Boswellia Rhumatisme

La boswellie

Le genre Boswellia regroupe une vingtaine d’espèces d’arbres ou d’arbustes de la famille des Burséracées originaires d’Afrique ou d’Asie, dont plusieurs produisent une résine aromatique appelée encens ou oliban.

Originaire principalement du Nord-Ouest de l’Inde, de Chine, du Yémen, de Somalie ou du Sultanat d’Oman, le Boswellia serrata est un arbre qui peut atteindre une dizaine de mètres de haut. Ses petites fleurs blanches, regroupées en belles grappes, tombent au bout des rameaux.

Appelé salaï (ou shallaki) en Inde, ru xiang en Chine, la boswellie est plus connue sous le nom d’arbre à encens ou d’oliban. Sa résine, qui perle des troncs, est utilisée pure ou mélangée à d’autres gommes naturelles pour la fabrication d’encens ou de médicaments traditionnels.

Un anti-inflammatoire naturel

La boswellie, aux propriétés anti-bactériennes et anti-inflammatoires remarquables, fait partie des plantes médicinales orientales les mieux étudiées par les scientifiques occidentaux. Son principal composant actif, l’acide boswellique, inhibe la synthèse des leucotriènes, substances métabolisées par l’organisme à l’origine du processus inflammatoire.

Les chercheurs s’intéressent aussi à une possible action anti-tumorale. La boswellie n’est pas un anti-douleur, mais, agissant directement sur l’inflammation et sur les processus de dislocation du calcium, elle procure une amélioration assez rapidement. Le boswellia séduit de plus en plus ceux qui, obligés de suivre un traitement chronique aux anti-inflammatoires, veulent échapper aux effets secondaires (douleurs gastriques, allergies…).

Les rhumatismes

Une étude réalisée en 2002 sur des personnes souffrant d’arthrose du genou a montré qu’une association de curcuma et de boswellie réduit les symptômes de l’arthrose ainsi que les marqueurs sanguins d’inflammation. Après un mois de traitement, les patients pouvaient marcher de plus longues distances sans douleur. Au bout de trois mois, les chercheurs ont constaté une réduction de l’accumulation de liquide dans leurs articulations. En comparaison, les patients traités avec un placebo n’ont démontré aucune amélioration. Une autre étude en est venue à des conclusions similaires : au bout de 2 mois, l’extrait de boswellie a donné des résultats nettement meilleurs que le placebo pour réduire la douleur, améliorer la souplesse du genou et augmenter la distance de marche.

La maladie de Crohn et les colites ulcéreuses

Deux essais cliniques menés auprès de patients souffrant de colite ulcéreuse ou chronique montrent que la boswellie est aussi efficace que les médicaments à base sulfasalazine (Salazopyrine, par exemple) pour soulager les inflammations du tube digestif, sans en avoir les inconvénients (atteinte des systèmes hépatiques ou cutanés). Par ailleurs, sur internet, dans les forums de discussion, plusieurs personnes souffrant de la maladie de Crohn témoignent qu’elles ont retrouvé une vie normale en supprimant le gluten et les produits laitiers d’une part et en prenant régulièrement des comprimés de Boswellia serrata d’autre part.

L’asthme

Un essai clinique a comparé 80 asthmatiques. Un groupe de 40 personnes a pris 300 mg, trois fois par jour. Le second groupe a pris un placebo. Au bout de 6 semaines, 70 % des patients du premier groupe signalaient une nette amélioration de leurs problèmes contre 27 % du groupe placebo. Là encore, la boswellie bloque le phénomène inflammatoire spécifique de la bronchoconstriction.

Les problèmes cutanés

Parce qu’elle est désinfectante et anti-inflammatoire, la boswellie est aussi utilisée pour soigner les problèmes de peau : irritation, eczéma, petites blessures…

Certains lui donnent même des propriétés anti-vieillissement, car l’acide boswellique bloque l’action oxydative des radicaux libres : elle entre donc dans la composition de certains cosmétiques antirides.

Traitements oculaires

Une étude indienne a montré que le Boswellia serrata pris sous forme orale remplaçait avantageusement les anti-inflammatoires classiques pour réduire les suites opératoires sur les interventions oculaires (glaucome et cataracte).

S’il n’existe pas de contre-indication, le boswellia serrata est cependant déconseillé aux femmes enceintes car, selon la tradition médicale indienne, la plante aurait aussi des propriétés abortives.

A moins de voyager en Inde ou au Sultanat d’Oman, il y a peu de chance que vous puissiez vous soigner avec la plante ou sa résine (photo ci-contre). Outre-Atlantique et dans plusieurs pays asiatiques, le boswellia serrata est vendu sous forme de médicament. En France, on se le procure par correspondance et dans certaines boutiques de produits naturels tel que sur le site Parfums & Bien-être (par correspondance).

Sophie Lacoste

Univers-Nature.com