stevia-fleurs

Le Stévia

Source : http://www.passeportsante.net

Nom commun : stévia.
Nom botanique :
Stevia rebaudiana, famille des astéracées ou composées.


Nom anglais :
stevia.

Partie utilisée : feuilles.
Habitat et origine :
petit arbuste originaire du nord de l’Amérique du Sud (Brésil et Paraguay), aujourd’hui cultivé sur une base commerciale en Amérique centrale, au Brésil, au Paraguay, en Uruguay, aux États-Unis, en Russie, en Israël, en Thaïlande, en Chine, au Japon et en Corée.

Posologie

On attribue les effets du stévia aux stéviosides qu’il renferme. La teneur en stéviosides des feuilles peut varier de 4 % à 20 % du poids sec en fonction des cultivars employés et des conditions de culture. Pour obtenir l’effet thérapeutique recherché, il importe donc d’employer un extrait normalisé en stéviosides.

Hypertension artérielle

  • Prendre de 250 mg à 500 mg de stéviosides, trois fois par jour.
Avertissement. L’automédication en cas de diabète peut entraîner de graves problèmes. Lorsqu’on entreprend un traitement ayant pour effet de modifier son taux de glucose sanguin, il faut surveiller sa glycémie de très près. Il est aussi nécessaire d’avertir son médecin afin qu’il puisse, au besoin, revoir la posologie des médicaments hypoglycémiants classiques.

Historique du stévia

Les Indiens Guarani d’Amérique du Sud ajoutaient à leurs infusions de plantes des feuilles de stévia pour les adoucir. Au Brésil et au Paraguay, on les utilise depuis des siècles en cuisine. En Amérique latine, la phytothérapie traditionnelle considère le stévia comme hypoglycémiant, hypotenseur, diurétique et cardiotonique.

Il a quand même fallu attendre le début du XXe siècle pour qu’on commence réellement à s’intéresser aux stéviosides de la plante, qui possèdent un pouvoir sucrant de 100 à 300 fois supérieur à celui du sucre sans aucune calorie. Les stéviosides font partie de la famille des glucosides, des substances végétales cristallines qui produisent du sucre après avoir été absorbées par l’organisme.

Au début des années 1970, le Japon a interdit l’usage des édulcorants artificiels (aspartame, saccharine) parce que les autorités craignaient leurs effets négatifs sur la santé humaine. Au même moment, un consortium japonais mettait au point une méthode d’extraction des glucosides du stévia. L’État japonais a alors autorisé l’extrait de stévia comme édulcorant alimentaire. Son usage s’est rapidement répandu en Asie et en Amérique du Sud. Il est désormais présent dans quantité de produits agroalimentaires sur ces continents : de la sauce soya aux boissons gazeuses en passant par la gomme à mâcher, les tortillas et les gâteaux de riz.

En 1991, la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis a statué que le stévia était inacceptable comme additif alimentaire et en a interdit l’importation. Sous la pression des consommateurs et des distributeurs, la FDA a autorisé, en 1995, la vente du stévia (plante brute et extraits), mais seulement à titre de supplément alimentaire et non pas d’additifs ajouté aux produits transformés. La situation réglementaire était la même au Canada et aux États-Unis, du moins jusqu’en 2008.

En Europe, le stévia, sous toutes ses formes, est considéré comme un nouvel aliment et doit donc faire l’objet d’une autorisation de mise en marché. Il se pourrait cependant que la situation change, dans la mouvance des autorisations accordées en 2008 aux États-Unis et ailleurs dans le monde.

Les extraits de stévia 

Aux États-Unis

En mars 2008, la compagnie Wisdom Natural Brands a obtenu l’autorisation de commercialiser son extrait de stévia, SweetLeaf®, à titre d’édulcorant. Pour obtenir ce statut spécial, l’entreprise a soumis deux rapports scientifiques indépendants à la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis.

En décembre 2008, Coca-Cola et PepsiCo ont également obtenu le feu vert pour incorporer, dans leurs produits, respectivement le Truvia® (fabriqué par Cargill) et le PureVia® (fabriqué par Whole Earth Sweetener). Dès que la décision de la FDA a été connue, Coca-Cola a annoncé le lancement imminent de Sprite Green® et de certains jus Odwalla® sucrés avec du stévia, tandis que PepsiCo prévoyait mettre en marché la SoBe Lifewater® sans calorie et un jus d’orange Tropicana réduit en sucre et en calories (Trop50®). Les extraits sont aussi commercialisés par leurs fabricants respectifs à titre d’édulcorant qu’on peut ajouter soi-même aux boissons et aux aliments.

Tant Coca-Cola que PepsiCo affirment avoir en main un extrait de stévia purifié sans aucun arrière-goût, dont la qualité et la composition sont constantes. Il semble cependant que l’extrait de stévia se marie bien avec les boissons citronnées, mais que la recette pour le cola ne soit pas encore au point. De plus, les extraits de stévia sont environ trois fois plus chers que les édulcorants artificiels actuellement utilisés dans les boissons gazeuses.

Comité international

En juin 2008, un comité conjoint de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture et de l’Organisation mondiale de la Santé a approuvé l’utilisation de l’extrait de stévia comme additif alimentaire dans les produits transformés. L’Australie et la Nouvelle-Zélande ont fait de même quelques mois plus tard.

Au Canada?

À quand du stévia dans les boissons gazeuses canadiennes? Pour l’instant, la vente de la plante brute et de ses extraits est permise ici à titre de supplément alimentaire (produit naturel), mais pas comme édulcorant ajouté aux aliments transformés. Santé Canada se dit prêt à réviser cette position si l’industrie alimentaire fait une demande d’approbation pour ajouter l’extrait de stévia aux additifs autorisés. En janvier 2009, le fabricant du Purevia® n’avait pas fait de demande à Santé Canada. Le fabricant du Truvia® n’a pas répondu à notre demande d’information.

Recherches sur le stévia

Efficacité possible Hypertension artérielle. En Chine, deux essais cliniques de très bonne qualité ont donné des résultats concluants. Une première étude à double insu a été effectuée en 2000 auprès de 106 personnes souffrant d’hypertension6. Les sujets ont reçu, pendant un an, soit un placebo, soit 250 mg de stéviosides, trois fois par jour. Après trois mois, la tension artérielle des membres du groupe traité était inférieure de 12 mmHg à 15 mmHg à celle des sujets du groupe placebo. Cet effet a persisté jusqu’à la fin de la recherche. Un deuxième essai, publié en 20037, a porté sur 174 personnes atteintes d’hypertension légère. Elles ont été traitées pendant deux ans soit avec un placebo ou avec 500 mg de stéviosides, trois par jour. Résultat : leur pression sanguine a diminué (effets notés dès la première semaine de consommation) et leur qualité de vie s’est améliorée. Les stéviosides ont aussi réduit les risques d’hypertrophie du ventricule, une complication de l’hypertension non traitée. Malgré l’excellente qualité des études, certains analystes soulèvent le fait surprenant qu’aucun effet placebo n’ait été observé lors de ces deux études. Ils mettent en garde contre la tentation de vouloir généraliser les effets obtenus auprès de participants chinois à l’ensemble des populations non-asiatiques8,9.

En 2006, des chercheurs brésiliens ont réalisé un essai clinique avec placebo auprès de 14 sujets souffrant d’hypertension artérielle légère et non traitée10. On leur a administré des doses de stévia sur une période de 24 semaines. Mais, la plante n’a pas été plus efficace que le placebo pour réduire la pression artérielle des sujets. Cependant, ces résultats non concluants pourraient être attribuables au nombre très restreint de sujets et au dosage nettement moins élevé que celui des essais menés en Chine. Les doses étaient environ de 250 mg par jour durant 7 semaines, puis de 500 mg durant 11 semaines et de 750 mg durant 6 semaines (pour une personne de 70 kg).

Ces trois études ont clairement établi l’innocuité de la prise régulière de stéviosides sur de longues périodes.

Efficacité incertaine Diabète de type 2, intolérance au glucose. Le stévia augmenterait la tolérance au glucose et abaisserait le taux de glucose sanguin, selon un essai11 de faible envergure portant sur 16 volontaires en santé, publié en 1986. Les données animales et in vitro indiquent que les composants du stévia pourraient agir directement sur le pancréas pour stimuler la production d’insuline, mais aussi diminuer l’absorption intestinale des sucres ou encore augmenter la sensibilité à l’insuline et les fonctions métaboliques du foie et des muscles squelettiques12-14.

En 2004, des chercheurs danois ont mené une étude croisée (stévia ou placebo successivement chez les mêmes individus) chez 12 patients atteints de diabète de type 215. Ils ont observé que 1 g d’extrait de feuilles de stévia – contenant 91 % de stéviosides – avait amélioré la glycémie après un repas-type, comparativement à un placebo fait de fécule de maïs. Ces résultats sont encourageants. Ils corroborent l’usage traditionnel du stévia qui est utilisé en Amérique du Sud pour traiter le diabète. Cependant, des études de meilleure qualité et de plus grande envergure sont nécessaires avant que l’on puisse trancher sur l’emploi clinique de l’extrait ou déterminer un dosage optimal.

Toxicologie. Les Japonais estiment avoir démontré l’innocuité du stévia et de l’extrait standardisé en stéviosides1. Cela a permis à l’État japonais et à plusieurs autres pays en Asie et en Amérique du Sud d’autoriser son emploi comme additif alimentaire. Le stévia et les extraits standardisés en stéviosides sont employés depuis environ 30 ans dans ces pays. Cependant en janvier, l’Europe, le Canada et d’autres pays refusaient encore d’en autoriser l’usage comme édulcorant. 

La raison le plus souvent invoquée pour justifier ce refus est que les stéviosides1,16,17 pourraient avoir un impact négatif sur la reproduction humaine.

Selon une source ethnobotanique paraguayenne, le stévia serait considéré comme une plante abortive. Cependant, aucun cas d’effets indésirables sur la fertilité humaine n’a été rapporté dans les pays où on autorise, depuis des décennies, la plante et ses extraits comme additif alimentaire. Quant aux études in vitro et sur des animaux de laboratoire, les données sont parfois contradictoires18-24. Après les avoir analysées attentivement, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a conclu, en 2006, que les stéviosides n’ont pas d’effets négatifs sur la reproduction25.

En 2008, un comité conjoint de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture et de l’OMS a fixé la dose journalière acceptable d’extraits de stévia (stéviosides) à 0 mg à 4 mg par kilo de poids corporel. Cela représente donc un maximum de 200 mg de stéviosides par jour pour une personne de 50 kg, et 280 mg pour une personne de 70 kg26. Il s’agit là d’un dosage très prudent, car tel que mentionné plus haut, la prise quotidienne de 1 500 mg de stéviosides par jour durant deux ans n’a eu aucun effet indésirable chez des Chinois souffrant d’hypertension7.

Précautions

Attention

  • On recommande aux personnes souffrant d’un diabète de type 2, d’hypertension ou d’hypotension qui désirent prendre du stévia de vérifier régulièrement leur taux de glucose sanguin ou leur tension artérielle, afin de faire ajuster leur médication si nécessaire.

Contre-indications

  • Par prudence, certaines sources recommandent aux femmes enceintes et à celles qui allaitent d’éviter de consommer de grandes quantités de stévia.

Effets indésirables

  • Le stévia pourrait provoquer des allergies chez les personnes allergiques aux plantes de la famille des astéracées (marguerite, pissenlit, chrysanthème, etc.), bien qu’aucun cas n’ait été signalé à ce jour24.
  • Selon un essai conduit sur des animaux, le stévia ne provoque pas de carie26.

Interactions

Avec des plantes ou des suppléments

  • Les effets du stévia pourraient s’ajouter à ceux des plantes ou des suppléments qui ont une action hypotensive ou hypoglycémiante.

Avec des médicaments

  • Les effets du stévia pourraient s’ajouter à ceux des médicaments hypotenseurs ou hypoglycémiants.

Sur les tablettes

Dans le commerce, on trouve le stévia sous deux formes principales :

  • La poudre de feuilles séchées. Son pouvoir édulcorant est de 10 à 15 fois plus élevé que celui du sucre. Elle a été traditionnellement employée pour adoucir le goût des tisanes de plantes amères.
  • L’extrait normalisé (au moins 90 % de stéviosides). Il est constitué d’une poudre blanche soluble dans l’eau. Il est aussi offert sous forme liquide. Son pouvoir édulcorant est beaucoup plus élevé que celui du sucre raffiné (de 100 à 300 fois), sans aucune calorie. Il faut l’utiliser avec beaucoup de parcimonie. Les sites Internet qui en font le commerce présentent des tables de conversion (spécifiques à leurs produits) qui permettent de doser adéquatement cet édulcorant.
  • Le goût. La feuille entière a un arrière-goût amer qui peut rappeler la réglisse. L’extrait en poudre, une fois mélangé à un liquide, aurait moins d’arrière-goût. Des extraits liquides aromatisés sont aussi offerts (menthe, vanille, etc.).
Réviseur :
Pierre Haddad, Ph. D., chercheur national du Fonds de la recherche en santé du Québec et professeur titulaire, Département de pharmacologie, Université de Montréal (mars 2007).
Recherche et rédaction : Pierre Lefrançois et Françoise Ruby, avec la collaboration de Jean-Yves Dionne, pharmacien.
Fiche mise à jour : janvier 2009

Références

Note : les liens hypertextes menant vers d’autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue. Il est possible qu’un lien devienne introuvable. Veuillez alors utiliser les outils de recherche pour retrouver l’information désirée.

Bibliographie

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© Crédit photo (plante) : Thomas Jaggy.

Notes

1. Rain-tree.com : Stevia. Raintree Nutrition, Inc., États-Unis, 2007. [Consulté le 23 mars 2007]. www.rain-tree.com
2. Automatic detention of stevia leaves, extract of stevia leaves, and food containing stevia. Food and Drug Administration(FDA), États-Unis, 2005. [Consulté le 23 mars 2007]. www.fda.gov
3. McCaleb R. Stevia Leaf – Too Good To Be Legal? Herb Research Foundation, États-Unis. [consulté le 23 mars 2007]. www.holisticmed.com
4. Schardt D. Stevia, a bittersweet tale. Nutrtion Action Healthletter, États-Unis, 2000. [Consulté le 23 mars 2007]. www.cspinet.org
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8. Natural Standard (Ed). Herbs & Supplements – Stevia (Stevia rebaudiana Bertoni), Nature Medicine Quality Standard. [Consulté le 1er février 2007]. www.naturalstandard.com
9. The Natural Pharmacist (Ed). Natural Products Encyclopedia, Herbs & Supplements – Stevia, ConsumerLab.com. [Consulté le 1er février 2007]. www.consumerlab.com
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25. WHO FOOD ADDITIVES SERIES: 54. Safety evaluation of certain food additives Prepared by the Sixty-third meeting of the Joint FAO/WHO Expert Committee on Food Additives (JECFA), 2006, page 138 à 141 [Consulté le 28 mars 2007] http://whqlibdoc.who.int
26. Joint FAO/WHO Expert Committee on Food Additives, Sixty-ninth meeting Rome, Italy, 17-26 June 2008. www.fao.org