Troubles cardiaques

Troubles cardiaques : qu’est-ce que c’est?

Les troubles cardiaques englobent une multitude de maladies liées à un mauvais fonctionnement du cœur ou de ses vaisseaux sanguins. Cette fiche se concentre sur deux troubles cardiaques précis :

  • l’angine de poitrine;
  • l’infarctus du myocarde.

Parmi les autres troubles cardiaques, on compte des problèmes de nature congénitale (malformations du coeur), des maladies causées par une inflammation du muscle cardiaque (péricardite, endocardite, etc.), une faiblesse du muscle cardiaque (insuffisance cardiaque) et des problèmes d’arythmie ou de valves cardiaques.

Principaux troubles cardiaques

Angine de poitrine. Elle s’exprime par une crise de douleurs qui se concentre à la poitrine. Elle est provoquée par un manque d’oxygène dans le muscle cardiaque. Le terme « angine » provient du latin angere, qui signifie « étrangler ». L’angine de poitrine peut être stable ou instable. Le repos et la prise de nitroglycérine, s’il y a lieu, soulagent les symptômes.

  • L’angine de poitrine stable. L’angine stable a un comportement prédictible, c’est-à-dire que l’intensité de l’activité physique qui déclenche une crise d’angine demeure le même. Par exemple, elle apparaîtra presque systématiquement à une certaine vitesse de marche ou après avoir monté l’escalier d’un étage. La crise dure généralement moins de 20 minutes et ne laisse pas de séquelles.
  • L’angine de poitrine instable. Les symptômes sont similaires à ceux de l’angine stable, mais ils surviennent après des efforts de moins en moins importants et ils sont parfois plus intenses et difficiles à soulager. L’angine de poitrine instable peut même survenir au repos.

L’angine résulte souvent d’un lent processus d’athérosclérose qui se produit dans les artères qui irriguent le muscle cardiaque. C’est ce qui réduit l’apport en oxygène aux tissus (pour en savoir plus, voir l’encadré ci-dessous). D’autres facteurs peuvent en être responsables, comme l’arythmie, l’anémie grave ou les problèmes de valves cardiaques.
L’angine de poitrine instable peut être un signe avant-coureur d’infarctus.

Infarctus du myocarde. Il est communément appelé crise cardiaque. Dans plus de 90 % des cas, l’infarctus du myocarde survient lorsqu’un caillot sanguin bloque complètement une artère qui apporte le sang oxygéné au cœur.
Ce manque de sang provoque la mort (dite infarctus, en terme médical) d’une région du muscle cardiaque. Ces dommages sont permanents et irréversibles si on ne corrige pas rapidement le blocage. L’infarctus peut être une cause d’insuffisance cardiaque. Mais si l’atteinte au cœur est trop importante, cela peut conduire à l’arrêt cardiaque et au décès.
Selon les plus récentes données canadiennes, jusqu’à 11 % des victimes d’une crise cardiaque qui ont été hospitalisées sont décédées dans les 30 jours suivant leur admission44.

L’évolution de l’obstruction des artères

L’athérosclérose désigne la présence d’une plaque sur les parois internes des artères qui gêne la circulation du sang. Elle est souvent associée au durcissement, à l’épaississement et à la perte d’élasticité des artères : l’artériosclérose.

Troubles cardiaques

Pour qu’une artère se bouche, trois phénomènes doivent se succéder.
– En premier lieu, la paroi interne de l’artère doit subir une inflammation. Divers facteurs y contribuent, comme la dyslipidémie (anomalie des taux de lipides dans le sang), le diabète, le tabagisme et l’hypertension artérielle.
– Puis, dans une tentative maladroite du corps de soigner cette affection, il y aura dépôt de cholestérol et d’autres substances, dont le calcium, sur les parois de l’artère, puis un durcissement et un rétrécissement de cette artère.
– Finalement, soit ce dépôt augmentera suffisamment de taille pour boucher l’artère (thrombose), soit un caillot sanguin se détachera, circulera dans les vaisseaux sanguins jusqu’à ce qu’il atteigne une artère de plus petit calibre, puis l’obstruera (embolie).

L’athérosclérose a tendance à toucher plusieurs artères à la fois, augmentant le risque :
– d’angine de poitrine et d’infarctus du myocarde, si elle touche les artères coronaires;
– d’accident vasculaire cérébral, si elle se forme dans la carotide ou dans les artères du cerveau;
– de claudication intermittente, si elle affecte les artères des membres inférieurs;
– d’hypertension ou d’insuffisance rénale, si elle atteint les artères des reins.

Symptômes des troubles cardiaques

De l’angine de poitrine

  • Une douleur, un malaise ou un serrement à la poitrine relié à un effort physique ou à une émotion forte.
  • La douleur ou le malaise irradie parfois du côté gauche du corps, vers l’omoplate, le bras, le cou, la gorge ou la mâchoire inférieure.
  • Des nausées et des vomissements.
  • Un essoufflement.
  • Des sueurs froides et la peau moite.

De l’infarctus du myocarde

Ses manifestations ressemblent à celles de l’angine de poitrine, mais sont plus prononcées. Chez les personnes âgées, l’infarctus passe parfois inaperçu. On remarquera cependant ses complications (insuffisance cardiaque, confusion, embolie cérébrale, etc.).

La maladie cardiaque chez la femme

Les femmes qui ont une crise cardiaque risquent davantage d’en mourir que les hommes. Une explication possible est que les femmes ont tendance à minimiser l’importance des signes avant-coureurs d’infarctus. Par conséquent, elles tardent à en parler à leur médecin. De plus, elles sont moins sensibilisées aux problèmes cardiaques que les hommes. En effet, autrefois, elles en étaient moins souvent victimes de façon prématurée. Cela dit, dans l’ensemble, les problèmes cardiaques demeurent plus fréquents et entraînent plus de mortalité chez les hommes que chez les femmes.

Les douleurs thoraciques constituent le symptôme le plus courant. Cependant, chez certaines personnes, les malaises thoraciques ne surviennent pas forcément, ou de façon inhabituelle. Les symptômes prédominants seront alors un souffle court, des malaises digestifs, des sueurs et une grande faiblesse. Il semble que cela soit plus souvent le cas chez les femmes, tout comme chez les personnes âgées et les diabétiques.

Personnes à risque

À partir d’un certain âge, il est normal que le risque de troubles cardiaques augmente. Chez les hommes, on considère que le risque commence à s’accroître à partir de 40 ans, et chez les femmes, après la ménopause.

Les personnes suivantes présentent un risque de troubles cardiaques supérieur à la moyenne.

  • Les personnes dont les membres de la famille ont souffert assez tôt de troubles cardiovasculaires (père ou frère avant 55 ans; mère ou sœur avant 65 ans).
  • Les personnes atteintes du diabète. Les troubles coronariens sont de deux à quatre fois plus fréquents parmi les diabétiques que dans la population générale, et le risque augmente chez les diabétiques dont la glycémie est mal contrôlée1.
  • Les personnes qui ont reçu le diagnostic de syndrome X. Le syndrome X, aussi appelé syndrome métabolique, constitue un stade précoce de plusieurs maladies graves, comme le diabète de type 2 et les troubles cardiovasculaires.
  • Les personnes ayant un certain profil psychologique, nommé le type A, sont légèrement plus à risque. On retrouve chez ces personnes les caractéristiques suivantes : agressivité, impatience, nervosité, attitude ambitieuse avec esprit de compétition prononcé, tempérament colérique, difficulté à déléguer ou à sortir de son travail, difficulté à se détendre, etc.

Facteurs de risque

Les principaux facteurs de risque des maladies cardiovasculaires sont très bien connus, grâce à plusieurs études épidémiologiques menées pour la plupart en Amérique du Nord et en Europe2-6. En corrigeant un seul facteur de risque, par exemple la tension artérielle, on pourrait réduire le risque d’accident coronarien ou de complications de 20 % à 40 %, estiment les experts2.

Une vaste étude appelée Interheart3 a été menée dans 52 pays des cinq continents auprès d’environ 30 000 personnes. L’objectif de cette étude était de découvrir les facteurs liés à l’infarctus du myocarde. Selon cette étude, neuf facteurs permettent de prédire 90 % des infarctus du myocarde chez les hommes et 94 % chez les femmes.

Six d’entre eux sont des facteurs de risque :

  • l’hypercholestérolémie : risque 4 fois plus élevé;
  • le tabagisme : risque 3 fois plus élevé;
  • le diabète : risque 3 fois plus élevé;
  • l’hypertension : risque 2,5 fois plus élevé;
  • le stress psychosocial (dépression, stress professionnel, problèmes de couple, soucis financiers, etc.) : risque 2,5 fois plus élevé;
  • l’obésité abdominale : risque 2,2 fois plus élevé.

Les trois autres facteurs exercent plutôt un effet protecteur :

  • la consommation journalière de fruits et légumes;
  • la pratique régulière d’exercice physique.

Cette étude a fait ressortir l’impact important du stress chronique sur la santé cardiaque. Le stress agit notamment en provoquant un resserrement des artères, ce qui peut occasionner de l’hypertension. De plus, il stimule le rythme cardiaque, donc exige un travail accru de la part du cœur. Enfin, on croit qu’il aurait un effet néfaste sur le taux de cholestérol et même sur la glycémie.

Autres facteurs de risque

La pollution atmosphérique. Selon les preuves de plus en plus étayées, elle exerce un effet nocif sur la santé cardiovasculaire. Les experts comparent ses méfaits à celui de la fumée de tabac41. Des études démontrent que l’exposition au smog augmente la mortalité chez les personnes à haut risque d’accident cardiaque, et contribue, à long terme, à l’apparition des maladies cardiovasculaires41-43. Les très fines particules en suspension dans l’air (d’un diamètre inférieur à 10 micromètres, surtout de 2,5 micromètres) pénètrent dans les voies respiratoires et engendrent une réponse inflammatoire dans tout l’organisme42. En plus de ces particules ultra fines, plusieurs polluants atmosphériques peuvent atteindre directement le système cardiovasculaire et causer toutes sortes de dommages (inflammation, oxydation, arythmie cardiaque) en s’introduisant dans le corps par la respiration. La combustion incomplète des combustibles fossiles par les industries, l’incinération des déchets, les véhicules à essence et le chauffage domestique sont les principales sources de pollution atmosphérique.

La fumée secondaire. Des études épidémiologiques indiquent que le fait d’être régulièrement exposé à la fumée secondaire du tabac augmente le risque de trouble coronarien, mais seulement légèrement7.

Des tests qui mettent sur la piste…

Certains marqueurs sanguins indiquent un risque accru de crise d’angine ou d’infarctus. Ces tests ne font pas partie des examens de routine, mais sont employés à l’occasion.

Un taux élevé de protéine C-réactive. La protéine C-réactive est un marqueur d’inflammation qui augmente lorsque les facteurs de risque de problèmes coronariens ne sont pas bien contrôlés. En 2005, deux essais cliniques ont été réalisés auprès de personnes aux prises avec des troubles coronariens. Ils ont révélé que celles qui avaient le plus faible taux de protéine C-réactive dans le sang étaient les mieux protégées contre d’autres crises cardiaques9,10, peu importe leur taux de cholestérol LDL. La mesure de la protéine C réactive dans le sang ne fait pas partie des tests de routine.

Un taux élevé de fibrinogène. Cette protéine joue un rôle central dans le processus de coagulation sanguine. On pense qu’un taux élevé de fibrinogène pourrait contribuer à la formation de caillots sanguins, lesquels pourraient éventuellement causer un infarctus ou un accident vasculaire cérébral (AVC). Le diabète, l’obésité et le tabagisme, trois facteurs de risques reconnus de troubles cardiaques, font augmenter le taux de fibrinogène dans le sang. Il est aussi possible que le fibrinogène soit simplement un marqueur qui augmente avec les facteurs de risque.

Un taux élevé d’homocystéine. On pense que si cet acide aminé se retrouve en trop grande concentration dans le sang, les risques de souffrir d’athérosclérose augmentent. Les tissus utilisent l’homocystéine pour fabriquer des protéines. On peut faire baisser son taux d’homocystéine en s’assurant d’avoir une alimentation qui contient des apports suffisants en vitamines B6, B9 (acide folique) et B129. La consommation de fruits et de légumes a un effet positif sur le taux d’homocystéine.

Sites d’intérêt

Canada

Centre Épic
Le Centre de médecine préventive de l’Institut de cardiologie de Montréal, créé en 1954, où il est possible de s’entraîner tout en obtenant un suivi médical. On peut aussi y suivre des ateliers de gestion du stress. En prévention et en traitement, pour tous les âges.
www.icm-mhi.org

Femmes en santé
Les spécialistes en santé des femmes du Women’s College Hospital et du Women’s College Research Institute ont développé ce site canadien bien documenté.
www.femmesensante.ca

Fondation des maladies du coeur
Ce site offre de l’information sur les maladies du coeur et les accidents vasculaires cérébraux : des données rigoureuses mais aussi des trucs et astuces pour mieux vivre avec un tel problème de santé ou pour le prévenir.
ww2.fmcoeur.ca
La Fondation des maladies du coeur a créé un site à l’intention des femmes :
Le Coeur Tel Qu’elles

www.thehearttruth.ca

Trousse Coeur en santé de Santé Canada
Information et conseils au sujet de la santé du coeur en lien avec le diabète, le tabagisme, le cholestérol, l’hypertension, etc.
www.hc-sc.gc.ca

France

Fédération Française de Cardiologie
Lutte contre les accidents cardiovasculaires, par l’information et la prévention, la recherche médicale, etc. Ce site offre un glossaire complet portant sur les troubles cardiovasculaires.
www.fedecardio.com

Prévention-cardio.com
Un site dédié à la prévention des troubles cardiovasculaires avec une section intéressante portant sur les témoignages.
www.prevention-cardio.com

États-Unis

American Heart Association
Une référence en santé cardiovasculaire pour les professionnels de la santé et la population. On y trouve notamment des conseils nutritionnels.
www.americanheart.org

Recherche et rédaction : Marie-Michèle Mantha, M.Sc. et Pierre Lefrançois
Fiche mise à jour :
novembre 2007

Références

Note : les liens hypertextes menant vers d’autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue. Il est possible qu’un lien devienne introuvable. Veuillez alors utiliser les outils de recherche pour retrouver l’information désirée.

Bibliographie

American Heart Association. [Consulté le 27 mars 2007]. www.americanheart.org
Association médicale canadienne (Ed). Grand public, Maladies – Maladies coronariennes, Caillots sanguins, Crise cardiaque, Amc.ca. [Consulté le 27 mars 2007]. www.cma.ca
Blumenthal M, Goldberg A, Brinckmann J (Ed). Expanded Commission E Monographs, American Botanical Council, publié en collaboration avec Integrative Medicine Communications, États-Unis, 2000.
Collège des médecins de famille du Canada. Programmes, Éducation des patients – La reprise des activités après une crise cardiaque, Le Collège des médecins de famille du Canada. [Consulté le 27 mars 2007]. www.cfpc.ca
Comité canadien pour le développement de la trousse Coeur en santé. La trousse Coeur en santé : pour aider vos patients à réduire leur risque. Ottawa, février 1999. Santé Canada, publications H39-460/1999E et H39-460/1999F. Accessible en ligne : www.phac-aspc.gc.ca. [Consulté le 27 mars 2007].
Ernst E (Ed). The Complete Book of Symptoms and Treatments, Element Books Limited, Angleterre, 1998.
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Fondation des maladies du coeur. [Consulté le 27 mars 2007]. ww2.fmcoeur.ca
Gouvernement du Québec, Kino-Québec. [Consulté le 27 mars 2007]. www.kino-quebec.qc.ca
Goyer L. Innovation en santé cardiovasculaire : nouvel angle sur les facteurs psychosociaux et les maladies cardiovasculaires, Les actualités du coeur, La Société québécoise d’hypertension artérielle, printemps-été 2004.
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Notes

1. Pittler MH, Schmidt K, Ernst E. Hawthorn extract for treating chronic heart failure: meta-analysis of randomized trials.Am J Med. 2003 Jun 1;114(8):665-74.
2. Scheen AJ, Kulbertus H. [Interheart: nine risk factors predict nine out of ten myocardial infarctions]Rev Med Liege. 2004 Nov;59(11):676-9. Article en français.
3. Yusuf S, Hawken S, et al; INTERHEART Study Investigators. Effect of potentially modifiable risk factors associated with myocardial infarction in 52 countries (the INTERHEART study): case-control study. Lancet. 2004 Sep 11-17;364(9438):937-52. Pour en savoir plus sur cette étude : www.cardio.on.ca
4. Jensen G, Nyboe J, Appleyard M, Schnohr P. Risk factors for acute myocardial infarction in Copenhagen, II: Smoking, alcohol intake, physical activity, obesity, oral contraception, diabetes, lipids, and blood pressure. Eur Heart J. 1991 Mar;12(3):298-308.
5. Heidrich J, Wellmann J, et al. [Classical risk factors for myocardial infarction and total mortality in the community–13-year follow-up of the MONICA Augsburg cohort study]Z Kardiol. 2003 Jun;92(6):445-54. Article en allemand.
6. Reuterwall C, Hallqvist J, et al. Higher relative, but lower absolute risks of myocardial infarction in women than in men: analysis of some major risk factors in the SHEEP study. The SHEEP Study Group. J Intern Med. 1999 Aug;246(2):161-74.
7. He J, Vupputuri S, Allen K, Prerost MR, Hughes J, Whelton PK. Passive smoking and the risk of coronary heart disease—a meta-analysis of epidemiologic studies. N Engl J Med 1999;340: 920-6.
8. Stein R. Inflammation may impair heart as much as cholesterol, Washington Post, 6 janvier 2005.
9. Nissen SE, Tuzcu EM, et al; Reversal of Atherosclerosis with Aggressive Lipid Lowering (REVERSAL) Investigators. Statin therapy, LDL cholesterol, C-reactive protein, and coronary artery disease. N Engl J Med. 2005 Jan 6;352(1):29-38.
10. Ridker PM, Cannon CP, et al; Pravastatin or Atorvastatin Evaluation and Infection Therapy-Thrombolysis in Myocardial Infarction 22 (PROVE IT-TIMI 22) Investigators. C-reactive protein levels and outcomes after statin therapy. N Engl J Med. 2005 Jan 6;352(1):20-8.