Boissons3

Boissons gazeuses au banc des accusés

 

 

Les boissons gazeuses constituent de loin la plus importante source de sucres consommés chez les Américains, soit 33 % chez les adultes et 40 % chez les enfants.

 

Lorsqu’on tient compte en plus des boissons aux fruits, les proportions sont respectivement de 43 % et 50 %1!

Une boisson de tous les jours?

Un bon cola bien froid? Hommes, femmes, enfants succombent à cette boisson rafraîchissante à l’occasion, souvent, et même tous les jours. Au Canada, la consommation annuelle de boissons gazeuses a atteint près de 120 litres par personne, en 2002. Cela représente 60 bouteilles de grand format… pour chaque Canadien! Les Belges, les Suisses et les Français en ingurgitent respectivement 103 l, 81 l et 37 l par an, par personne.

Les « champions »? Les Américains, qui en avalent chacun 216 litres par an2. Et ces chiffres ne tiennent pas compte des autres boissons sucrées offertes sur le marché.

Un bon Coke diète?
Le cola « diète » n’est pas une bonne solution de rechange, à long terme. C’est du moins l’avis de la nutritionniste Hélène Baribeau. Selon elle, les boissons gazeuses, réduites en calories ne permettent pas de se défaire de l’attrait pour le goût sucré. Et surtout, depuis leur introduction sur le marché, l’épidémie d’obésité n’a pas été freinée. Au contraire.

Quand on sait qu’une canette de 355 ml de Coke® contient dix cuillerées à thé de sucre, il n’est pas étonnant que le Centre for Science in the Public Interest (CSPI) qualifie les boissons gazeuses de « sucreries liquides ». Ce groupe de pression américain, qui se consacre aux questions de nutrition et de santé, a mis à jour en 2005 un rapport sur les effets néfastes des boissons gazeuses, initialement publié en 1998, sous le titre de Sucreries liquides – Comment les boissons gazeuses nuisent à la santé des Américains3. Et de tous ceux qui en consomment trop, pourrait-on ajouter.

Il y a peut-être un peu d’espoir au bout du tunnel puisque depuis quelques années, les Américains et les Canadiens consomment un peu moins de boissons gazeuses (moins 7 % aux États-Unis en 20043). De 2001 (113,56 litres) à 2004, les Canadiens ont, quant à eux, réduit leur consommation annuelle de boissons gazeuses de 6,33 litres par an37. Reste à savoir s’ils les remplacent par des boissons saines ou par d’autres boissons tout aussi sucrées qui ont pris le marché d’assaut

Obésité : un lien documenté

De récentes études ont porté sur l’impact de la consommation de boissons sucrées sur le gain de poids, tant chez les enfants que chez les adultes.

Les jeunes

Publiée en 2001, une recherche a été menée par des chercheurs américains de l’Université Harvard auprès de 548 enfants de 11 ans à 12 ans, durant 19 mois. Les résultats ont permis d’établir un lien entre l’augmentation de la consommation de boissons gazeuses et celle de l’incidence de l’obésité chez les écoliers4. Après avoir pondéré les données pour tenir compte d’autres facteurs, les chercheurs ont constaté que chaque boisson quotidienne augmentait le risque d’obésité de 60 %. Un lien assez logique puisque déjà en 1996, les statistiques révélaient que les enfants et les adolescents américains qui buvaient des boissons sucrées avalaient respectivement 200 kcal et 700 kcal de plus par jour que leurs pairs qui s’en abstenaient5.

Au cours d’une étude publiée en 2004, on a suivi 644 enfants de 7 ans à 11 ans dans le cadre d’un programme scolaire de prévention incitant à réduire la consommation de sodas. Dans les groupes ayant participé au programme, la prévalence de l’obésité est restée stable, tandis que dans les groupes témoins, elle a augmenté6. En outre, une étude de cohorte (US Growing Up Today Study), effectuée auprès de 10 000 Américains de 9 ans à 14 ans durant un an, indique que lorsque les jeunes consomment plus de boissons sucrées, ils prennent du poids7, bien que les résultats ne soient pas statistiquement significatifs.

De telles données pointent clairement les boissons sucrées comme un facteur important d’obésité chez les enfants, à défaut d’être le seul. Ce que soulignait également un rapport sur les effets des glucides sur la santé, publié en octobre 2004, par l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments8. À ce titre, la réduction de leur consommation est souhaitable, et leur retrait des écoles, une option fort justifiée dans la lutte contre l’obésité juvénile1,3,8-11.

Menée auprès de 4 300 élèves, une récente étude canadienne met quand même un bémol sur le lien entre l’obésité et les machines distributrices de boissons gazeuses. Dans les écoles où l’on en trouve, les élèves consomment quatre canettes de boissons gazeuses par semaine. Les enfants qui fréquentent des écoles qui n’ont pas de telles distributrices boivent quand même 3,6 canettes de boissons gazeuses par semaine. Une différence d’un gramme de sucre de plus par jour qui, d’après les chercheurs, ne peut justifier des écarts dans la prise de poids.

Les adultes

Des recherches ont également établi un lien assez clair entre les boissons sucrées et le gain de poids12-14 chez les adultes, notamment une étude de cohorte qui a suivi plus de 50 000 infirmières durant huit ans : celles qui ont augmenté leur consommation de colas et autres sodas ont grossi de 8 kg, tandis que celles qui l’ont réduite n’ont pris que 2,8 kg en moyenne15.

Deux hypothèses peuvent expliquer pourquoi les boissons gazeuses et sucrées contribuent au gain de poids. D’une part, leur teneur élevée en fructose aurait des effets indésirables sur le taux sanguin de certaines hormones reliées au contrôle de l’appétit et à la satiété (voir encadré). D’autre part, le fait de consommer des calories sous forme liquide aurait moins d’effet sur l’appétit que de les consommer sous forme solide16,17.

Fait saisissant, lorsque des sujets ont absorbé 450 calories de plus par jour sous forme de bonbons durant quatre semaines, ils ont ajusté leur alimentation en mangeant moins d’autres aliments, ce qu’ils n’ont pas fait lorsqu’ils ont ajouté les calories sous forme de sodas17.

Du stévia dans les sodas? 

Le stévia est une plante utilisée depuis très longtemps en Amérique du Sud pour sucrer les boissons et la nourriture. La vente du stévia à titre de supplément est permise au Canada et aux États-Unis, mais en septembre 2008, son usage comme additif alimentaire était toujours interdit aux États-Unis, au Canada et dans les pays membres de l’Union européenne.

Toutefois, cette situation pourrait changer en 2009, car les deux géants du marché des boissons gazeuses ont mis au point des extraits purifiés de stévia qu’ils entendent bien pouvoir utiliser dans leurs produits. En mai 2008, Coca-Cola et PepsiCo ont soumis des données toxicologiques à la Food and Drug Administration américaine afin de faire autoriser respectivement leTruvia® et le PureVia® comme additifs alimentaires.

Diabète : un lien qui se dessine

L’étude de cohorte auprès de 50 000 infirmières a également identifié que le fait de boire une boisson gazeuse ou plus par jour augmentait de 83 % le risque de souffrir du diabète de type II, par rapport à celles qui n’en consommaient qu’une par mois15. Le constat était encore pire dans le cas des boissons aux fruits, puisque le risque était multiplié par deux.

En outre, en septembre 2005, une étude cas contrôle a comparé les régimes alimentaires de 656 femmes diabétiques et de 694 femmes non diabétiques. Les chercheurs ont observé qu’un certain type d’alimentation était associé à un risque de diabète de type II trois fois plus élevé. Les femmes les plus à risque consommaient beaucoup de boissons gazeuses sucrées ou diète, de céréales raffinées, de viande transformée, mais peu de vin, de café, de crucifères et de légumes jaunes34.

Ostéoporose : une inquiétude grandissante

La consommation de boissons gazeuses ou sucrées fait concurrence à celle du lait chez les enfants et les adolescents. Les chiffres sont renversants : par exemple, de 1965 à 1996, aux États-Unis, la consommation de boissons gazeuses a fait un bond prodigieux de 187 % chez les adolescents et de 123 % chez les adolescentes. Durant la même période, les jeunes ont délaissé le lait : une chute de 43 % chez les filles et de 37 % chez les garçons14.

Au Canada, la consommation de lait est passée de 97,79 litres par personne en 1976, à 85,52 litres en 2004, tandis que celle des boissons gazeuses est passée de 63,14 litres à 109,89 litres durant la même période38.

Résultat : une consommation moindre de calcium au moment même où il est vital à la croissance de la masse osseuse, notamment chez les filles, selon Claudine Blanchet Ph. D, spécialiste de l’ostéoporose. « La masse osseuse atteint son maximum vers 27 ans chez les femmes. La consommation de boissons gazeuses au détriment du lait nuit à l’accumulation optimale de ce capital qui est à son maximum durant l’adolescence. Et ce, d’autant plus que plusieurs de ces boissons contiennent de la caféine, une substance qui diminue l’absorption du calcium », affirme la chercheuse à la Chaire Lucie et André Chagnon pour l’avancement d’une approche intégrée en prévention, à l’Université Laval.

Quelques études ont en effet établi, chez les adolescentes, un lien entre la consommation de boissons gazeuses et les fractures18-20 ainsi qu’avec une accumulation moindre de masse osseuse21. Ces données, bien qu’encore préliminaires, inquiètent la communauté médicale.

Notez que le fait de remplacer le lait par les boissons gazeuses entraîne également une diminution des apports en protéines, en zinc, en vitamines A et C1,5,14.

D’autres problèmes de santé?

Des mises en garde sur le Pepsi (tout comme le Coca) !


« Attention, cette boisson gazeuse pourrait causer l’obésité ». Farfelues, des mises en garde sur les bouteilles de Pepsi? Le Centre for Science in the Public Interest (CSPI), un groupe de pression américain, a demandé, en juillet 2005, à la Food and Drug Administration américaine (FDA) que les boissons gazeuses affichent des mises en garde et des messages de modération reliés à la prévention de l’obésité, des caries dentaires, de l’ostéoporose et à la présence de caféine29.

Le CSPI est soutenu par plusieurs associations médicales et par des experts en nutrition. Cette initiative a fait bondir l’industrie qui n’a pas hésité à accuser le CSPI d’entreprendre une campagne brimant la liberté de choix des Américains. L’American Beverage Association, qui représente l’industrie, juge que si le sucre des boissons gazeuses pose problème, alors de tels avis devraient aussi apparaître sur bien d’autres produits, y compris le lait30.

Voilà un bilan peu reluisant particulièrement au chapitre de la santé des enfants et des adolescents. Mais ce n’est pas tout : d’autres « accusations » sont portées contre les boissons gazeuses.

Au chapitre des caries dentaires, les preuves sont accablantes. Les sucres ajoutés, dont les boissons sont une grande source, sont reconnus comme un facteur direct de carie dentaire, notamment lorsqu’ils sont consommés entre les repas8,22. Certaines études ont même établi un lien spécifique entre la carie dentaire et la consommation de boissons gazeuses3,23. Encore là, ce sont les enfants et les adolescents qui sont particulièrement touchés.

Pour les autres maux, les données restent à confirmer. Un essai clinique mené auprès de 1 009 hommes indique qu’une diminution de l’apport en boissons gazeuses a contribué à réduire la récurrence des calculs rénaux24. Deux autres études indiquent que les colas et autres sodas entraînent des changements dans la teneur en minéraux de l’urine (plus d’oxalate, moins de magnésium et de citrate), ce qui peut contribuer à la formation de calculs rénaux25,26. Il se pourrait également qu’une consommation excessive de ces boissons contribue aux troubles cardiovasculaires chez les personnes, particulièrement les femmes, à risque de souffrir du syndrome X, selon une étude épidémiologique récente27. Enfin, la teneur en caféine de plusieurs d’entre elles peut causer de la nervosité, des maux de tête et même une accoutumance chez les consommateurs réguliers3.

« Le sacro-saint principe qu’il n’y a pas de bons ou de mauvais aliments mérite peut-être d’être remis en question en ce qui concerne les boissons gazeuses, propose Réjeanne Gougeon, professeure agrégée au Centre de nutrition et des sciences de l’alimentation de l’Université McGill. Nous n’en avons pas besoin. Bien sûr, nous n’avons pas besoin des jus de fruits non plus, mais au moins ils permettent à certaines personnes de profiter des bons ingrédients des fruits », précise-t-elle.

« L’industrie a beau se défendre en affirmant que les boissons gazeuses peuvent faire partie d’une alimentation saine, le fait est qu’elles n’apportent aucun bon nutriment, et qu’on peut très bien s’en passer », renchérit Simone Lemieux, chercheuse à l’Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels28.

Sirop de maïs à haute teneur en fructose dans les sodas

Si la consommation de sucre de table a diminué au cours des années, celle de sirop de maïs à haute teneur en fructose (SMHF) a augmenté de façon exponentielle depuis les années 1970. Il est notamment utilisé dans la fabrication des boissons gazeuses et sucrées et représentait 42 % du marché des édulcorants en 2000 aux États-Unis30. Le SMHF contient généralement 42 % ou 55 % de fructose, ce qui lui confère un pouvoir sucrant supérieur à celui du sirop de maïs ordinaire.

En outre, des données cliniques indiquent que le fructose, notamment lorsqu’il est absorbé sous forme de boissons gazeuses ou sucrées, a peu d’effet sur la satiété, ce qui entraîne un gain de poids31,32. Une étude préliminaire récente menée sur 12 femmes a fourni une possible explication. Les chercheurs ont comparé l’effet du fructose et du glucose sur plusieurs facteurs comme la sensation de faim, la consommation de calories au repas suivant et les taux de leptine et de grhéline, deux hormones qui régulent la satiété et l’appétit. Les résultats de cet essai croisé ont confirmé que le fructose, consommé au repas sous forme de boisson sucrée, affecte tous ces points de façon négative au chapitre de la prise de poids33.

Combien de sucre ajouté dans 250 ml de…*
Boisson Poids Volume*
Coke® 29 g
(42 g dans une canette de 355 ml)
7 c. à thé
(10 c. à thé)
7up® 26 g
(38 g dans une canette de 355 ml)
6,5 c. à thé
(9 c. à thé)
Boisson ou punch aux agrumes de 24 à 29 g De 6 à 7 c. à thé
Orangina® 24 g 6 c. à thé
Monclair®, boisson pétillante 21 g
(27 g dans une canette de 325 ml)
5 c. à thé
(6,5 c. à thé)
Nestea® (thé glacé) 20 g
(29 g dans une canette de 355 ml)
5 c. à thé

Sources : Étiquettes des produits et analyses effectuées par le magazine Protégez-Vous (janvier35et février36 2001)
* À titre comparatif, 250 ml de jus d’orange renferment naturellement 25 g de sucres simples.
** Une cuillerée à thé contient environ 4 g de sucre.

Consommation de boissons gazeuses par habitant en 2002
États-Unis 216 litres
Irlande 126 litres
Canada 119,8 litres
Norvège 119,8 litres
Belgique 102,9 litres
Grande-Bretagne 96,5 litres
Suisse 81,4 litres
Allemagne 72 litres
France 37,2 litres
Japon 21,6 litres
Moyenne 118,48 litres

Source : Natiomaster.com2

 

Et les jus de fruits, vraiment bons pour la santé?

Dans son rapport sur les effets santé de la nutrition, publié en 2003, l’OMS met les sucres ajoutés aux boissons et aux aliments et les sucres des jus de fruits dans le même panier en ce qui concerne leur impact sur le risque de surpoids22. Voilà qui est surprenant, car on a plutôt tendance à considérer comme bons pour la santé tous les jus de fruits.

« Cette classification est loin d’être universelle, précise Simone Lemieux, chercheuse à l’Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels (INAF). C’est plutôt une définition maison et elle est discutable. Ce serait dommage de mettre les jus au banc des accusés, car ils sont tout de même un moyen plus facile pour certaines personnes de consommer les bons ingrédients des fruits. Ils contiennent plus de nutriments intéressants qu’une boisson aux fruits ou une boisson gazeuse, même s’il est vrai que les index glycémiques de ces liquides sont similaires. » En effet, les sucres simples, qu’ils proviennent d’un jus ou d’une boisson gazeuse ont le même impact sur le taux de sucre dans le sang. Il en va autrement des fruits entiers qui, grâce à leur teneur en fibres, ont un index glycémique plus bas que leurs jus.

« Bien sûr, le fruit est toujours préférable au jus, affirme pour sa part Hélène Baribeau, diététiste-nutritionniste. Cependant, chez les personnes en bonne santé qui n’aiment pas les fruits, certains adolescents par exemple, le jus reste tout de même un choix nettement préférable à une boisson gazeuse qui ne fournit que des calories vides. Dans un tel contexte, je considère que boire jusqu’à deux tasses et demie de jus par jour est acceptable. Par contre, poursuit la diététiste, lorsqu’une personne souffre d’hypoglycémie ou de prédiabète, je suggère une limite d’une tasse de jus par jour. »

Réjeanne Gougeon professeure agrégée au Centre de nutrition et des sciences de l’alimentation de l’Université McGill, conseille également aux personnes obèses ou diabétiques de couper les jus. « Le jus diminue l’effet nourrissant du fruit lui-même. Il est important de prendre le temps de manger une orange : il y a des fibres, on la mange plus lentement. C’est important pour le taux de sucre dans le sang, qui augmente moins rapidement que lorsqu’on avale un jus. C’est peut-être une bonne idée d’inclure non seulement les boissons sucrées, mais aussi les jus comme une source de sucres à limiter », avance-t-elle prudemment.

Remarque. L’American Academy of Pediatrics (AAP) recommande de ne pas donner de jus aux enfants de moins de six mois et d’en limiter la consommation à 125 ml par jour pour les jeunes de 1 an à 6 ans et à 250 ml pour les 7 ans à 18ans. Ces directives sont basées sur les risques de carie dentaire, mais aussi sur le fait que les jus sont riches en calories et ne devraient donc pas être pris en grande quantité : les fruits sont nettement préférables selon l’AAP et les boissons aux fruits, à éviter38.

Notes

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8. Agence française de Sécurité Sanitaire des Aliments. Glucides et santé : État des lieux, évaluation et recommandations, octobre 2004. [Consulté le 15 septembre 2005] Rapport complet : www.afssa.fr Synthèse : www.afssa.fr
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22. OMS. Diet, nutrition and the prevention of chronic diseases: report of a joint WHO/FAO expert consultation, 2003, pages 54 à 70. WHO technical report series ; 916 [Consulté le 15 septembre 2005] www.who.int
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27. Yoo S, Nicklas T, et al. Comparison of dietary intakes associated with metabolic syndrome risk factors in young adults: the Bogalusa Heart Study. Am J Clin Nutr. 2004 Oct;80(4):841-8.
28. Simone Lemieux est également professeure agrégée au Département de science des aliments et de la nutrition à l’Université Laval et collaboratrice de la Chaire sur l’obésité.
29. Centre for Science in the Public Interest. CSPI Calls on FDA to Require Health Warnings on Sodas. [Consulté le 15 septembre 2005] www.cspinet.org
30. Decision News Media. Obesity crisis spurs sugar warning proposal for soft drinks. 15 juillet 2005 [Consulté le 29 septembre 2005] www.foodnavigator-usa.com
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38. American Academy of Pediatrics, Committee on Nutrition : The use and misuse of fruit juice in pediatrics. Pediatrics. 2001 May;107(5):1210-3. Texte intégral [Consulté le 15 septembre 2005] : http://pediatrics.aappublications.org

Recherche et rédaction : Françoise Ruby
Le 24 octobre 2005
Mise à jour : septembre 2008

Source : Passeport Santé