Petit guide des plantes dépolluantes

Auteur : Clémentine Fitaire.
Consultant expert : Geneviève Chaudet, fondatrice de l’association Plant’Airpur qui accompagne le programme de recherche Phyt’air.
Juin 2010.
FUMEE

La pollution de l’air, qu’elle soit intérieure ou extérieure est nocive pour notre santé.

Certains espaces clos sont même tellement toxiques qu’ils peuvent entraîner diverses pathologies telles que des gênes oculaires, de la fatigue, des allergies, des troubles rénaux, digestifs, ou dans les cas les plus graves, des cancers. Les maladies professionnelles – et en particulier les cancers professionnels, sont un parfait exemple des effets nocifs que peuvent provoquer certaines substances auxquelles nous sommes très exposés.

Les substances nuisibles flottant dans l’atmosphère de nos lieux de travail, ou de nos domiciles sont très nombreuses. Elles proviennent de notre habitat lui-même (murs, sols, plafonds, peintures), et du mobilier importé (matériaux, colles, peintures et vernis utilisés pour la fabrication de ces meubles), et de certains appareils (parmi les plus à risque : les appareils de chauffage).

Il existe aussi différents produits d’entretien qui dégagent des composés volatiles dont certains sont nocifs pour la santé. Et bien sûr, l’autre vrai risque est la cigarette qui dégage de nombreuses substances toxiques dont certaines sont cancérigènes (tabagisme passif).

Des lieux sont bien sûr plus vulnérables que d’autres, en particulier ceux où l’on reste le plus longtemps : bureau, chambre.
Et bien entendu, la chambre d’enfant est un lieu pour lequel on est en droit d’être très vigilant.

Il existe deux principales sources de pollution dans l’air intérieur : les composés organiques volatiles (COV) et les produits de combustion.


Les composés organiques volatiles :
On ne peut pas les distinguer visuellement, mais ils sont présents dans la plupart des maisons. Parmi toutes ces substances, en voici quelques unes, et certains de leurs effets nocifs.
> Le formaldéhyde (ou formol)
Effets sur la santé : le formaldéhyde peut provoquer des maux de tête, des allergies, des troubles respiratoires, voire des cancers.
Il est présent dans : bois aggloméré, laine de verre et de roche, colles et adhésifs, produits d’entretien, cosmétiques (vernis à ongles), peintures, textiles, moquettes, papiers peints, fumée de cigarette.
> Les éthers de glycol
Effets sur la santé : ils sont nombreux, et ils affectent en particulier la fertilité.
Ils sont présents dans : laques, peintures, vernis, colles, savons et cosmétiques, produits de traitement du bois.
> Le benzène et ses dérivés (xylène, toluène, styrène)
Effets sur la santé : ils sont aussi nombreux, avec surtout un risque cancérigène, pour des expositions répétées.
Il sont présents dans : peintures, encres, matières plastiques, matériaux isolants, carburants, détergents, fumée de cigarette.
> L’acétone
Effets sur la santé : l’acétone peut engendrer différentes manifestations dont des irritations des muqueuses, des yeux, etc.
Il est présent dans : matières plastiques, dissolvants.
En fait, la toxicité de ces substances dépend des contacts que nous avons avec celles-ci (temps, sources et circonstances d’exposition, moyens de protection…). Une chose est certaine : le milieu professionnel en contact de manière répétée ou importante avec ces substances, est le plus exposé. Cela explique que des mesures de protection sont indispensables pour certains salariés.

Autre certitude
: si certaines plantes ont des vertus dépolluantes, il ne faut pas s’attendre à des miracles. Leur seule présence, par exemple, ne garantit pas l’élimination totale de vapeurs d’éthers de glycol qui seraient présentes en grande quantité dans l’atmosphère.

> Le monoxyde de carbone

Effets sur la santé : le monoxyde de carbone provoque nausées, malaises et vertiges. Inhalé en trop grande quantité, il peut être mortel.
Il est présent dans : la fumée de cigarette, en raison de la combustion des cheminées, des poêles à bois, d’un chauffe-eau, d’un chauffage d’appoint.
> L’oxyde de souffre et d’azote (combustions).
> La fumée de cigarette
Une cigarette contient en moyenne 4 000 composants chimiques, dont une cinquantaine sont cancérigènes.

Avant tout, voici quelques conseils pratiques :

> Placez vos plantes près d’une source de lumière afin de favoriser la photosynthèse essentielle à la production d’oxygène.
> N’hésitez pas à placer plusieurs plantes dans une même pièce, leur action dépolluante s’en trouvera démultipliée.

> Utilisez des engrais 100% naturels (marc de café, coquilles d’oeufs, thé…).

> Suivez bien les consignes d’arrosage et de rempotage de chaque plante pour leur assurer une bonne santé.

À noter : La liste présentée n’est pas exhaustive. Il existe en effet de très nombreuses plantes dépolluantes. Nous avons sélectionné ici celles dont l’efficacité serait la plus grande.


SALON

Salon

On placera dans le salon des plantes capables d’absorber les éléments toxiques comme le formaldéhyde, contenu – entre autres – dans les meubles en bois aggloméré.

Par exemple :
Chrysenthème
Dracaena « Janet Craig »
Dragonnier de Madagascar
Faux dattier (ou palmier d’appartement)
Fleur de lune
Fougère de Boston
Gerbera
Lierre commun
Palmier d’Arec (ou Aréca)
Palmier nain
Pothos

CUISINE

Cuisine

On placera dans la cuisine davantage de plantes capables d’absorber l’ammoniac, le monoxyde de carbone ou le benzène.

Par exemple :
Anthurium
Azalée de l’Inde
Beaucarnéa
Cactus cierge
Croton
Palmier nain
Rhapis
Yucca

CHAMBRE

CHAMBRELa chambre pourra accueillir les plantes qui éliminent le dioxyde de carbone (CO2).
Par exemple :
Dracaena fragrant
Figuier pleureur (ou ficus benjamina)
Maranta
Palmier bambou
Phalangère
Syngonium (en particulier pour les chambres d’enfants car cette plante absorbe les solvants que l’on trouve dans les feutres ou les marqueurs).